Se rendre au contenu

Note d'intention

Un brin de philosophie et beaucoup de faire ensemble

Au début du début, il y a un désir. Faire ensemble.

Puis, il naît un projet. Nous héberger.

Nous t’appliquons socialement. Nous t’appliquons économiquement. Nous t’appliquons soigneusement. LIBERTÉ, tu nous offres : l’autonomie, l’indépendance, l’assurance, les garanties, la sécurité. Quel cadeau ! Nous sommes libres d’avoir TOUT. Chez nous. Tout SEUL. Sans risque. Sans avoir besoin des autres. Nous pouvons jouir librement. Seulement.

L’entreprise, cellule de taille intermédiaire entre la société et l’individu, est l’outil pour agir. Chaque jour, depuis 20 ans,  je compose, je contourne, j’arrange, j’esquive, je rafistole des relations et des solutions pour avancer dans un monde pétri de liberté. Chaque jour, nous œuvrons à appliquer scrupuleusement, rigoureusement, la première de notre devise nationale : LIBERTÉ.

A posteriori, je constate que j’ai mis du temps à croiser les chemins de la société coopérative et de l’économie dite sociale et solidaire. Pendant longtemps même, je les ai évités.

La société coopérative m’évoque le « bio » de l’entreprise.  Il y a un malaise entre ce qu’elle est et ce qu’elle pense être d’elle-même. La SCIC quant à elle, bien qu’une évolution de la Société Coopérative (SCOP), a de fondamentalement différent son objet qui se doit d’être d’intérêt collectif.

Le bio est bâti dans l’intérêt d’un bénéficiaire : le client, le consommateur. La société coopérative est bâtie dans l’intérêt d’un bénéficiaire : le salarié, le travailleur.

La Société d’intérêt collectif est bâtie dans l’intérêt du collectif. 

Le bio répond à une demande de garanties. Une exigence d’assurances sur la qualité d’un produit dans l’intérêt du client. Il répond à l’intérêt du consommateur - Il le rassure sur sa santé.

La SCOP répond à une demande de répartition du fruit du travail pour le salarié. Elle répond à l’intérêt du salarié - Elle lui donne du pouvoir.

La SCIC offre un objet commun. Une adhésion à un intérêt collectif. Elle rassemble. Elle tracte vers un objectif. Elle trace une voie.

Le bio est une marche vers une réponse à la production alimentaire des Hommes.

La SCOP est une marche vers une réponse aux besoins de propriété et de répartition du fruit du travail aux salariés.

La SCIC se compose de toutes les marches pour s’élever collectivement.

​J’imagine alors, une organisation de l’entreprise où chacune des parties qui œuvrent
et participent est un maillon essentiel aux autres. 

L’économie sociale et solidaire sous-entend que « l’autre » économie ne l’est pas. Je suis né et me suis construit dans l’autre économie : la marchande. Celle qui répond à ce désir d’échange, celle qui fait marcher le monde depuis que l’Homme est Homme. Celle qui existe. Cette économie ne m’a jamais empêché de faire travailler des gens fragiles. Fragiles, nous le sommes tous. À des degrés divers. À un moment ou un autre.

La SCIC, par son cadre juridique, permet à l’entreprise au sens large (i.e. lieu d’échange) de gérer équitablement et donc durablement, le capital humain, le capital naturel et le capital financier dont elle a prise.


La SCIC AtticorA met la promesse : « AtticorA nous héberge » au centre de notre organisation entre les parties prenantes et à la fois bénéficiaires : salarié⎮associé, client⎮usager, fournisseur⎮producteur, investisseur⎮épargnant. Communs⎮individus.


La SCIC AtticorA  fait en sorte que chacun soit un maillon, et seulement un maillon, d’une chaîne qui ne tient que si chaque maillon tient. Derrière et en son sein se trouve une « juste » répartition de la création de valeur.

La société d’intérêt collectif a de particulier de mettre en son centre l’équité entre ses associés. La structure juridique de la SCIC est organisée de manière à embrasser et prendre en compte le capital humain, le capital naturel et le capital financier dont elle a prise dans l’intérêt de tous ses associés. 

→

La technique est absente du prisme de la SCIC. C’est à la fois troublant et réconfortant.

Troublant, parce que cela signifie que cette organisation ne souhaite pas valoriser l’invention, alors même que sans elle l’entreprise ne germe pas. Et donc, n’existe pas.

Réconfortant, car cela signifie que la technique est un capital inépuisable, en permanence renouvelée. Rien ne sert de préserver la technique. Rien ne sert de la valoriser.

Une technique remplace une autre.

Ces quelques phrases retracent à la fois un bilan et donc un projet. AtticorA s’investit et investit dans la transition énergétique. L’habitat, sera pour commencer, notre activité principale.


Fabien MOREL, AtticorA